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Fumée Omnisciente, Mirage Onirique prend la forme d'une œuvre hybride, alliant performance solo pour batterie et installation audiovisuelle cinétique. Le concept du projet s’inspire des syndromes de la peur de rater quelque chose (Fear Of Missing Out, F.O.M.O.) et de la peur de ne pas faire le bon choix (Fear Of Better Options, F.O.B.O.). L’oeuvre explore le phénomène de surdose d’information qui nous assaille quotidiennement et qui teinte notre rapport au monde. Cela nourrit une impossible quête d’ubiquité, en plus de contribuer à un éternel sentiment d’insatisfaction et une indécision chronique.
L’oeuvre se déroule simultanément dans deux endroits séparés l’un de l’autre, exposant une forme de dualité à travers deux expériences contrastées. Dans le premier lieu, on assiste au fracas d’un solo de batterie avec des rythmes tranchés et des gestes rituels qui placent le·la spectateur·trice dans un flux sonore à la fois dense et agité. Dans le second lieu, se trouve une installation audiovisuelle cinétique composée d’instruments inventés à moteurs, contrôlés en temps réel par la batterie via des capteurs. Dans cet espace immersif, les spectateur·trice·s ont un accès intime aux instruments, pour découvrir leurs mécanismes et voir leurs moteurs en mouvement. À cela s’ajoute des projections vidéo intégrées à l’installation. Le public est ainsi transporté dans un monde onirique et poétique, un espace suspendu hypnotique.
Au fil de la performance, les deux univers finiront par se contaminer. Ce qui semblait d’abord être une transmission unidirectionnelle (le batteur contrôlant les instruments) devient une relation d’interdépendance. Les instruments, en réagissant en temps réel, influencent à leur tour le jeu à la batterie. On finira par ne plus savoir qui contrôle qui entre la machine et l’humain, les instruments et le batteur. Un jeu symbiotique se déploie, fragmenté par l’espace. Tout au long du spectacle, le public est appelé à déambuler librement entre les deux pièces et à devoir constamment choisir à quel volet de la performance il assiste. Ce faisant, il devra nécessairement rater la partie de l’action qui se déroule ailleurs.
Après chaque performance, l’installation cinétique devient une œuvre autonome. Ainsi, les signaux captés pour actionner les instruments sont enregistrés de manière à pouvoir les rejouer en continu jusqu’à sa prochaine itération (1 jour, 2 jours, 1 semaine plus tard). Puisque chaque représentation est unique, l’installation est appelée à évoluer avec le temps.
ÉQUIPE DE CRÉATION Félix-Antoine Coutu : performance, conception instruments et électronique Joël Lavoie : traitement sonore interactif, sonorisation Maxime Brillon : conception vidéo Anthony Piazza : conception lumière et vidéo Marie-Ève Groulx : conseillère artistique Jean-Philippe Jullin : programmation système interactif sonore Krystina Marcoux : coach batterie et percussion
RÉSIDENCE BAIN MATHIEU (2025) Anthony Piazza : captation, montage vidéo Gaspard Philippe : sonorisation et prise de son